Parler d’économie circulaire, c’est facile. La construire, c’est une autre histoire. Avec Durancy, j’ai eu l’opportunité de passer de l’intention à l’action. Ce projet, imaginé dans le cadre de mon cursus à MyDigitalSchool, avait une ambition claire : prolonger la vie des appareils électroniques en rendant la réparation plus accessible, plus locale, et plus concrète.
Mon rôle dans cette aventure ne portait pas sur la technique ni sur le développement web, mais sur ce qui permet à un projet de tenir debout : la compréhension du marché, la structuration stratégique et l’anticipation budgétaire.
Étudier, comprendre, cartographier les opportunités
Avant toute action, il a fallu poser un diagnostic précis. J’ai mené une étude de marché complète en croisant plusieurs approches :
- une analyse quantitative à travers des chiffres-clés du secteur de la réparation et du recyclage (ADEME, Rcube, études INSEE),
- une analyse qualitative à travers des entretiens exploratoires avec des réparateurs indépendants, des bricoleurs avertis, des clients potentiels,
- un benchmark concurrentiel, mettant en évidence les positionnements, limites et bonnes pratiques d’acteurs comme Back Market, Murfy ou Ifixit.
Cette phase m’a permis de faire émerger des insights déterminants : le besoin de pédagogie, la crainte d’abîmer l’appareil, et l’envie d’un accompagnement plus humain dans la réparation.
Concevoir une stratégie marketing ancrée dans le réel
À partir de cette base, j’ai construit une stratégie marketing globale, pensée pour un lancement pilote à Paris. Elle s’est articulée autour de trois priorités :
- Informer et rassurer : via des contenus pédagogiques (tutos, newsletters, posts courts sur Instagram et TikTok) pour démystifier la réparation,
- Créer une communauté locale engagée : en s’appuyant sur des partenariats avec des lieux tiers (fablabs, mairies, ressourceries) et des micro-influenceurs responsables,
- Mettre en valeur l’impact : à travers un suivi visible des résultats (appareils sauvés, CO₂ évités, témoignages clients) pour renforcer l’adhésion.
J’ai aussi construit un plan d’action digital détaillé : canaux, formats, calendrier de publication, ligne éditoriale, objectifs de conversion et KPI à suivre (taux d’engagement, visites sur le site, ventes de kits…).
Structurer un budget de lancement réaliste et scalable
Enfin, j’ai été chargé de concevoir le budget prévisionnel pour les 6 premiers mois d’activité, en tenant compte de :
- la production des kits de réparation (pièces, conditionnement, marges),
- le développement initial du site e-commerce (en collaboration avec deux développeurs),
- les frais liés à l’équipement des vélos cargos-ateliers,
- les dépenses de communication (publicité locale, partenariats, outils numériques),
- et un fonds dédié à la relation client (SAV, animations pédagogiques…).
L’objectif n’était pas seulement de dépenser intelligemment, mais de poser les bases d’un modèle économique viable, à la fois éthique, lisible et duplicable à d’autres zones géographiques.
Un projet, un terrain d’expérimentation et de sens
Durancy m’a permis de mobiliser concrètement mes compétences en stratégie de communication et en pilotage marketing, tout en me confrontant à la complexité d’un projet à impact réel.
J’ai appris à mener une étude de marché de A à Z, à construire une stratégie cohérente sur plusieurs mois, à défendre des choix budgétaires — mais surtout, à faire en sorte que chaque décision marketing ait un sens, une utilité, une finalité durable.
Aujourd’hui, Durancy représente pour moi bien plus qu’un cas d’école. C’est une première pierre posée vers une pratique du marketing plus responsable, plus connectée aux enjeux du monde de demain.